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Prier avec les réfugiés en République Démocratique du Congo: l'éducation comme espoir
16 février 2015

Une jeune fille à Mweso, 2014 (Padriac MacOireachtaigh / Service Jésuite des Réfugiés)
A cause des frais de scolarité pour l'école secondaire, seulement les frères de Maombi, au début, ont pu aller à l'école. Sa mère et son père n'avaient pas assez d'argent et estimaient que l'éducation des garçons était un investissement plus sage.
Kashunga, 16 février 2015 – La blouse blanche de Maombi brille au soleil du matin à Kashunga. Elle rayonne de fierté dans son nouvel uniforme scolaire - elle va entrer à l'école secondaire après être restée deux ans à la maison.

Maombi est l'une des 2,7 millions de personnes déplacées qui vivent en République Démocratique du Congo. Sa famille et elle-même ont fui de chez eux suite aux attaques d'un des innombrables groupes armés dans la région. Ayant tout laissé derrière elle, la famille de Maombi n'avait que peu de possibilités économiques pour tout recommencer.

A cause des frais de scolarité pour l'école secondaire, seulement les frères de Maombi, au début, ont pu aller à l'école. Sa mère et son père n'avaient pas assez d'argent et estimaient que l'éducation des garçons était un investissement plus sage. Maintenant, au bout de deux ans, la famille est plus ou moins établie, et Maombi peut commencer l'école secondaire.

Grandir sans éducation régulière est le sort de beaucoup d'enfants déplacés au Nord Kivu. Un grand nombre de familles ne peuvent pas se permettre des frais de scolarité, d'autres peuvent les payer mais ne peuvent pas se permettre les uniformes et le matériel scolaire. Dans d'autres familles encore, les enfants doivent travailler pour avoir un meilleur niveau de vie. Les orphelins et les enfants non accompagnés doivent souvent subvenir à leurs propres frais et même à ceux de leurs frères et sœurs plus jeunes. Dans d'autres cas, des groupes armés ont détruit les bâtiments scolaires et les enfants n'ont pas d'endroits sûrs pour les leçons.

Pour quelque raison que ce soit, l'éducation est un droit fondamental, et est absolument nécessaire en vue d'un avenir plein d'espoir.

Pour Maombi, c'est aussi simple et fondamental que ceci: «L'éducation me donne de l'espoir d'un meilleur avenir au-delà du camp.»

En manifestant une dernière fois encore son appréciation pour son nouvel uniforme, Maombi entre dans la classe pour un futur plus lumineux.

Ta réflexion
La Bible fait l'éloge de la sagesse, considérée comme un don de Dieu. Cela se réalise à travers l'éducation et à travers le processus d'aider les autres. La sagesse ne peut pas grandir si l'éducation est refusée. Sans elle, une personne ne peut pas développer sa dignité personnelle ni sa propre détermination.

C'est cela que Dieu veut que nous soyons: des individus libres, responsables d'eux-mêmes et d'autres personnes. L'éducation est le chemin de la sagesse et elle crée pour l'avenir de l'individu et de sa communauté.

Felix Polten SJ, Coordinateur de l'éducation, Service Jésuite des Réfugiés, Mweso, Est de la République Démocratique du Congo.



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